Association du souvenir du corps expéditionnaire russe en France

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Cérémonies commémoratives du 15 mai 2016

19 juin 2016 at 20 h 11 min

Médaille commémorative du centenaire de l’arrivée du Corps Expéditionnaire Russe en France

1 juin 2016 at 11 h 10 min

La médaille commémorative du centenaire de l’arrivée du Corps Expéditionnaire Russe en France est toujours en vente

Médaille

Prix : 30 €

Merci d’indiquer votre nom et adresse par mail à ascerf@free.fr

Nous vous l’enverrons dès réception de votre chèque à l’ordre de ASCERF
c/o Madame Obolensky
135 Boulevard Brune
75014 Paris

#14 – LA GAZETTE DE L’OURS MICHKA, LA MASCOTTE DU CORPS EXPÉDITIONNAIRE RUSSE

11 mai 2016 at 10 h 16 min

Le Mot du Président

Chers amis de l’ASCERF, chers lecteurs de la Gazette de l’ours Michka

Nous voilà en 2016, date ô combien importante pour notre association, dont l’existence même est liée au Corps expéditionnaire, dont nous célébrons le centenaire de l’arrivée en France cette année.

Tout au long de l’année, et tout particulièrement le dimanche 15 mai 2016, à l’occasion de notre pèlerinage à Saint-Hilaire-le-Grand, nous rendrons hommage à ces 4000 officiers, sous-officiers et soldats russes morts pour la France sur le Front de Champagne et dont près d’un millier repose au cimetière militaire russe de Saint-Hilaire-le-Grand.

J’en profite pour rappeler notre mission initiale. Perpétuer la mémoire des officiers et soldats russes qui combattirent avec bravoure, loin de leur patrie en danger et de leur famille, pour témoigner de l’amitié et de la fraternité d’armes entre la France et la Russie.
Ce devoir de mémoire nous amène ainsi à assurer l’entretien régulier de notre chapelle-mémorial, en cours d’inscription par l’UNESCO au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

Depuis près de cent ans, notre association est la gardienne de la mémoire du Corps expéditionnaire russe en France et de la Légion russe pour l’Honneur. Elle en est honorée et son voeu le plus cher est de commémorer dignement ce centenaire pour mieux faire connaitre cette belle page d’histoire entre la France et la Russie, tout en restant vigilante à ce que la mémoire de ces hommes, venus de si loin défendre la France soit respectée, non détournée.

Princesse OBOLENSKY

Gazette de Michka N°14 .compressed

Office religieux à l’occasion du centenaire de l’arrivée du Corps Expéditionnaire Russe en France

20 mars 2016 at 18 h 30 min

A l’occasion du Centenaire de l’arrivée du Corps Expéditionnaire Russe en France
Office religieux en mémoire des soldats russes morts pour la France (1916-1918) en la Cathédrale Orthodoxe Saint Alexandre Nevsky à Paris. (ASCERF)

Commémoration des 100 ans de l’arrivée du Corps expéditionnaire russe en France 1916-2016

14 février 2016 at 18 h 11 min

Mot prononcé le 26 janvier à la Cathédrale Saint Alexandre Nevsky par le Père Anatole Rakovitch, aumônier de notre association

Eminences, Mesdames et Messieurs,

Nous sommes réunis ici, en cette cathédrale, pour honorer la mémoire des soldats russes du corps expéditionnaire, morts pour la France et pour la Russie, pendant la première guerre mondiale.

Cette guerre a été terrible, inhumaine, anéantissant sans pitié des millions de vies ; la France, aujourd’hui encore, se souvient, avec douleur, de sa jeunesse mutilée.

Et c’est il y a tout juste 100 ans, en 1916, que le Tsar Nicolas II, répondant à la demande des autorités françaises, envoya 20 000 de ses soldats pour aider leurs frères d’armes français.

Ce corps expéditionnaire combattit avec courage, fut cité à maintes reprises, pour sa bravoure et son héroïsme par les hautes autorités militaires. Désormais, ces milliers de soldats qui ont donné leur vie, reposent ici en France, loin de leur patrie.

Si l’histoire de la Première Guerre Mondiale est bien connue dans ses grandes lignes, beaucoup ignorent encore l’existence, le sacrifice des soldats russes du corps expéditionnaire. Espérons que ce centenaire sera l’occasion de leur rendre ce qui leur est dû et de réparer cet oubli.

Je voudrais pour ma part, insister sur le côté humain du drame que ces soldats ont vécu.

Leur drame, ce fut la révolution russe, la traitrise de Lénine, qui poignarda la France dans le dos en signant « la paix séparée ».

Le soldat russe avait pour devise, pour idéal, de « combattre pour la Russie, le tsar et la foi », mais, en ces terres, c’était de « combattre pour la France aussi ».

Et, tout à coup, ce fut la catastrophe, le chaos, ils n’eurent plus rien à quoi ils auraient pu se raccrocher. Ni repères, ni repaire !

Alors qu’à leur arrivée en France, ils avaient été accueillis avec joie, amitié, les voilà, dès cet instant, suspectés : ils étaient, pour certains, devenus des traîtres…

Hélas, beaucoup se sont égarés !

Mais, presque immédiatement, la majorité des officiers du corps expéditionnaire réagit vigoureusement :
Le devoir avant tout, il fallait effacer l’affront ! Il était impensable pour eux de délaisser leurs camarades français : ils ont donc demandé de continuer le combat.

Aussi, en 1917, la Légion Russe fut-elle créée pour ces officiers qui ont, de nouveau, combattu avec héroïsme et abnégation, si bien que leurs attaques à la baïonnette sont devenues légendaires.

La presse, relayant les exploits de ces soldats, qualifia même leur unité de « Légion Russe D’Honneur ».

C ‘est donc avec reconnaissance pour ce qu’ils ont fait, que nous allons prier pour les âmes de ces hommes courageux.

L’invitation – télécharger le carton d’invitation

 

 

Photos Barbara Repnine

#13 LA GAZETTE DE L’OURS MICHKA, LA MASCOTTE DU CORPS EXPEDITIONNAIRE RUSSE

12 mai 2015 at 16 h 53 min

Capture d’écran 2015-05-12 à 18.51.28Le Mot du Président

Chers amis de l’ASCERF, chers lecteurs de la Gazette de l’Ours Michka,

Georges de Brevern a souhaité passer la main et notre Assemblée Générale m’a fait l’honneur de me choisir pour prendre la relève. Tout d’abord, au nom de tous nos membres, je tiens à exprimer notre profonde reconnaissance à Georges de Brevern pour toute la passion et l’énergie qu’il a déployées comme Président. Elles lui ont permis de mener à bien de nombreux projets.

Depuis 90 ans l’ASCERF perpétue, sans aucune interruption, la mémoire des officiers et soldats russes qui, demeurés fidèles à leur engagement, combattirent avec bravoure, loin de leur patrie en danger et de leur foyer, pour témoigner de l’amitié et de la solidarité d’armes entre la France et la Russie.

Je suis particulièrement fière d’avoir l’occasion de poursuivre l’action qui fut menée de longues années par mon père, lequel avait su insuffler aux jeunes le devoir de mémoire et le sens des valeurs.
Aujourd’hui, grâce à la participation active des jeunes de notre Conseil d’Administration, nous pourrons réunir davantage de forces au service de la Mémoire du Corps expéditionnaire russe et pour l’entretien de la chapelle-mémorial. Bien entendu Georges de Brevern, notre Président d’honneur, sera toujours à nos côtés.

En cette année de préparation du centenaire de l’arrivée en France du Corps expéditionnaire russe nous aurons à accentuer notre action auprès des ministères et organismes en charge des anciens combattants, des autorités civiles et militaires nationales et régionales, des historiens français et étrangers et auprès des médias.

Par la suite nous continuerons, en liaison étroite avec les autorités françaises et les associations d’anciens combattants amies, à faire mieux connaître le Corps expéditionnaire russe en France, son histoire et celle de l’ASCERF, qui en est la gardienne incontournable. J’espère vous revoir nombreux au pèlerinage.

Elisabeth OBOLENSKY 

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#12 LA GAZETTE DE L’OURS MICHKA, LA MASCOTTE DU CORPS EXPEDITIONNAIRE RUSSE

7 février 2015 at 16 h 35 min

Capture d’écran 2015-02-07 à 17.33.15 Le Mot du Président

Chers amis de l’ASCERF, chers lecteurs de la Gazette de l’ours Michka, Le Président et le Conseil d’Administration de l’ASCERF vous adressent leurs vœux les plus sincères à l’occasion des Fêtes de Noël et du Nouvel An.
L’Année 2015 va débuter pour nous par une Nouvelle AG, un nouveau Conseil d’Administration et un nouveau Président.
Le temps est venu pour moi de passer la main et la suite à mon successeur. Le temps – ce compagnon si bien rythmé qui vous accompagne toute votre vie sans jamais faillir, dans les bons et moins bons jours. Le temps également – lorsqu’il s’agit de la météorologie, celui dont on peut dire qu’il fait « beau temps » ou « sale temps » !
Pour qui a un jour goûté à notre « Mourmelon » (Saint-Hilaire, en réalité), il n’est guère possible de s’en éloigner. Pour qui s’est promené et s’est recueilli sur les tombes de nos anciens, a prié dans notre chapelle, a apprécié les cérémonies et les festivités de « notre »Pentecôte, s’est imprégné de l’atmosphère de quiétude du site, il me semble qu’il n’est pas possible de mettre un terme à cette relation. Donc je ne resterai pas loin ! Je souhaite un plein succès et un beau courage à mon successeur auquel je pourrai apporter mon soutien fidèle et discret, s’il en exprime le souhait. Devant lui, outre les activités traditionnelles, deux grandes tâches, à savoir les travaux d’entretien de la chapelle et les commémorations. En particulier 2016, qui verra le centenaire de l’arrivée du Corps expéditionnaire russe en France, et plus particulièrement en Champagne. Le Conseil Général de la Marne a, d’ailleurs, dédié spécifiquement les commémorations de cette année au Corps expéditionnaire. Il faudra donc faire preuve d’imagination pour densifier notre participation déjà prévue, de créativité et mettre la main à la pâte. Toutes les bonnes volontés sont ainsi sollicitées ! Pour les travaux d’entretien, il est nécessaire de trouver les fonds et les entreprises, fiables si possible… Le Président d’une association a de nombreuses responsabilités. Sans le concours généreux et efficace du Bureau, du Conseil d’Administration de l’Association, des membres, des amis de celle-ci, de nos interlocuteurs civils et militaires, aurais-je pu y faire face ? Mon vœux le plus cher aujourd’hui est qu’il soit désormais acquis à la personne qui me succèdera, à laquelle je souhaite un plein succès et autant de satisfactions que j’ai pu en retirer de voir avancer la cause de la mémoire du Corps expéditionnaire russe ! Bon vent à elle !

Georges de Brevern

Capitaine de vaisseau (er) 

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#11 LA GAZETTE DE L’OURS MICHKA, LA MASCOTTE DU CORPS EXPEDITIONNAIRE RUSSE

18 mai 2014 at 16 h 29 min

Capture d’écran 2014-05-18 à 18.27.21 Le Mot du Président

2014 – le Centenaire de la Grande Guerre a débuté. Les commémorations aussi, imbriquées avec celles de la Seconde Guerre Mondiale, la Résistance, le Débarquement et différents événements qui risquent de masquer la finalité de ce qui n’arrive jamais qu’une seule fois dans l’existence, un Centenaire. Le centenaire d’un événement qui a été fondamental dans l’Histoire de l’Humanité et pour lequel plus aucun témoin, en tous les cas en France, n’a survécu !

C’est donc à nous, porteurs de la Mémoire, de nous substituer à eux, d’œuvrer pour que le souvenir de ces hommes qui ont souffert dans leur chair, dans leur esprit, dans leur cœur ne s’éteigne pas à jamais.

Je ne citerai pas les chiffres des disparus, des Russes, des Français, des Alliés, des Allemands, des Austro-Hongrois, des Turcs, des Arméniens, de toutes ces nations qui ont fait de ce conflit un conflit mondial. Il faudrait y ajouter les blessés, invalides, les parents anéantis, les veuves, les orphelins. Sans oublier les dévastations, les empires détruits, les guerres civiles. Le triomphe des idéologies en « isme » porteuses de morts (impérialisme, communisme, nazisme, fascisme..) qui, à leur tour, ont engendré le second conflit mondial.

La mission de l’ASCERF est centrée sur le Corps expéditionnaire russe en France et la Légion russe pour l’Honneur. Nous entretenons et faisons vivre leur Mémoire. Les effectifs concernés (45.000) sont modestes au regard des millions de combattants mais ils ne sont pas que symboliques. De splendides épisodes de gloire leur sont attachés. L’Histoire s’est révélée plutôt ingrate à leur égard, car après avoir été exaltés à leur arrivée en France, les soldats russes sont, en une année, tombés dans la réprobation voire dans la haine. Or ils étaient loin d’avoir démérités. Ils avaient combattu avec un courage et une volonté exemplaires et les exploits de la Légion russe pour l’honneur sont là pour témoigner que tous les Russes n’avaient pas failli à leur promesse.

La Pentecôte approche et avec elle, notre Pèlerinage annuel. Celui-ci, comme on le sait, est assez dense et il est difficile d’y ajouter de nouvelles manifestations. Toutefois, pour souligner cette 1ère année de commémorations, nous prévoyons d’y ajouter une exposition de panneaux descriptifs sur le Corps expéditionnaire, réalisée par l’ONAC de la Marne. Répondant à une demande générale, nous avons également conçu une plaquette d’information qui sera proposée aux visiteurs. Le Conseil Général de la Marne a imprimé cette plaquette, réalisée par Jean et Wladimir de Lantivy. Qu’il reçoit ici nos remerciements les plus sincères. Un grand merci également au Directeur Régional de l’ONAC, Bruno DUPUIS, qui nous a aidés à finaliser ce projet.

L’année 2014 avait été, à la demande de l’Ambassadeur de la Fédération de Russie, retenue pour inaugurer un monument, auquel l’ASCERF a participé, à la mémoire des

combattants russes ayant libéré le village de Courcy en août 1917. Ceci afin de rappeler que la Russie a pris sa part (la 1ère d’ailleurs) dès août 1914 au conflit, en intervenant avec panache en Prusse Orientale, obligeant l’adversaire à dégarnir le front français. A l’heure où j’écris, l’inauguration de ce monument est différée à une date qui ne peut être précisée en raison de la participation souhaitée par la partie russe d’une très haute personnalité pour cet événement.

Le Pèlerinage de Pentecôte est le moment choisi pour venir à Saint-Hilaire-le-Grand honorer la mémoire des combattants russes, morts pour la Russie et pour la France et qui reposent en terre champenoise depuis près de 100 ans.

Aussi nous vous invitons à venir vous recueillir sur leurs tombes, participer à une journée de mémoire et d’espoir, parmi les anciens, les jeunes et les tout jeunes…et « « déjeuner à la russe », le

DIMANCHE 8 JUIN 2014

à la chapelle-mémorial orthodoxe russe de Saint-Hilaire-le-Grand (Marne).

Georges de Brevern

Capitaine de vaisseau (er) 

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#10 LA GAZETTE DE L’OURS MICHA, LA MASCOTTE DU CORPS EXPEDITIONNAIRE RUSSE

22 décembre 2013 at 22 h 21 min

Le Mot du Président

Le Centenaire de la guerre de 14 – 18 est là. Déjà, dès le mois de novembre 2013, le Président de la République donnait le signal du lancement du programme des commémorations, qui regroupe un peu étrangement la Grande Guerre et la Seconde Guerre Mondiale. Mais le devoir de mémoire qui s’impose à tous et à tous les événements majeurs qui ont marqués la vie du monde ne doit il pas être universel ?

Pour nous, le doute ne peut exister. Notre mission est claire : nous devons veiller à promouvoir la mémoire du Corps expéditionnaire et de la Légion russe pour l’Honneur. C’est pour nous un devoir quotidien que nous nous attachons à assumer par les moyens les plus divers.

A ce titre, l’année 2013 a été particulièrement riche en réalisations, activités, contacts et publications. Nous avons et œuvrons encore à l’érection d’un monument au combattant russe à Courcy, qui verra le jour en 2014. Des contacts nombreux sont établis avec des organismes en Russie, qui ont à cœur la mémoire du Corps expéditionnaire. Nous avons participé à la réalisation de plusieurs documentaires et reportages sur le sujet, veillant particulièrement à apporter un éclairage sur le travail de mémoire accompli par l’ASCERF depuis sa création. Nous sommes attentifs à ce thème qui est fréquemment négligé par les réalisateurs, souvent soucieux de privilégier le côté anecdotique ou familial de l’histoire de nos anciens.

En 2012/2013, nous avons fait paraître de nombreux articles sur l’histoire du Corps et de la Légion pour l’Honneur. Citons, à titre d’exemple, dans la revue de la Légion étrangère, le «Képi Blanc», dans la revue de l’Union Nationale des Combattants «La voix du Combattant », dans le bimensuel « Le Journal du Combattant », la presse régionale,… Actuellement, nous travaillons à l’organisation de notre Pèlerinage de Pentecôte 2014. Il reste encore beaucoup de choses à finaliser. Comme vous le savez, cette Fête catholique tombe le dimanche 8 juin. Les Fêtes de Pentecôte orthodoxe et catholique coïncident une fois de plus pour cette décennie. Ce qui présente à la fois avantages et quelques gênes (au plan de la disponibilité des membres du clergé et de certains paroissiens ayant des responsabilités dans leur paroisse).

Pour nous, Marnais d’adoption depuis près de cent ans, 2014 est avant tout l’année du Centenaire de la 1ère bataille de la Marne de septembre 1914. Engagée dans de mauvaises conditions, ce fut une grande victoire française. La vérité historique, qui finit toujours par triompher, reconnait aujourd’hui qu’elle fut rendue possible par l’assaut mené par les armées russes en Prusse Orientale en août 14. Pour les projeter sur le front russe, l’Allemagne dut dégarnir le front français de dizaines de divisions, qui lui manquèrent sur le front de la Marne en septembre…Aujourd’hui, cette contribution majeure de la Russie est connue…..et la victoire de la Marne n’est guère plus attribuée au concours bien sympathique mais combien anecdotique des taxis parisiens, qui amenèrent au front quelques 5.000 combattants, goutte d’eau au milieu des centaines de milliers de combattants qui s’affrontèrent ces jours-là !

EN VOUS SOUHAITANT UNE AGREABLE LECTURE DE CETTE 10EME « GAZETTE DE L’OURS MICHKA », L’ASCERF ET SON PRESIDENT VOUS ADRESSENT LEURS VŒUX LES PLUS SINCERES ET LES PLUS AMICAUX POUR 2014.

BONNE ET HEUREUSE ANNEE

Georges de Brevern

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#9 LA GAZETTE DE L’OURS MICHA, LA MASCOTTE DU CORPS EXPEDITIONNAIRE RUSSE

8 mai 2013 at 10 h 18 min

IN MEMORIAM

Président de notre Association que Sergueï Sergueievitch dirigea de nombreuses années, dont il fut et demeure le Président d’honneur, il me revient d’évoquer, maintenant qu’il nous a quitté, la haute personnalité du Prince Serge Obolensky. A la tête de très nombreuses associations, responsable d’entités religieuses orthodoxes russes (diocésaines, paroissiales), son décès en ce jour du 1er janvier 2013 a suscité maints panégyriques et descriptions biographiques. J’évoquerai donc plutôt les traits qui font de lui la personnalité de la colonie russe la plus éminente de la fin du 20ème siècle.

Ce n’est qu’assez tardivement que nous avons fait connaissance. Un courrier qu’il avait publié dans le Figaro m’avait quasiment enthousiasmé et bien que n’ayant pas le goût des échanges épistolaires, je lui adressai une 1ère lettre. J’appréciai en retour sa réponse, courtoise, élégante et frappée au coin du bon sens. Nous eûmes par la suite différents contacts des plus intéressants.

Au début des années 90, je sollicitai de sa part mon adhésion à une de ses associations. Je fus étonné de sa réponse. « Bon, bien sûr. Pas de problème! Mais ce n’est pas le principal. J’ai besoin de vous pour Mourmelon ». Et c’est ainsi que je suis entré dans l’ASCERF. Une relation particulière s’était établie entre nous. Basée en partie sur des considérations territoriales ! Tous deux nous étions Niçois par nos racines françaises. Il était un ami d’enfance de ma mère et les aléas de la Révolution les avaient fait naître tous les deux, à quelques mois près, dans le même Caucase. Ses grands-parents avaient parrainé l’entrée dans le monde de ma grand-mère maternelle, orpheline encore enfant. Nous n’avions jamais oublié leurs attentions.

D’une présentation exemplaire, il avait grande allure, une tenue naturelle qui reflétait l’éducation, le savoir-vivre et le savoir-être, la courtoisie et on ressentait chez lui la quintessence de générations de personnes de qualité, d’officiers, de hauts fonctionnaires. Dénué de toute morgue, simple et direct dans le contact, il avait un sens certain de l’humour, une fraîcheur d’esprit qui n’apparaissait peut-être pas à tous ses interlocuteurs, qu’il impressionnait souvent.

Sous des abords réservés il y avait un homme de bonté, de devoir et d’attentions, un fervent chrétien. Un patriarche qui souriait aux gambades des bambins, nombreux autour de lui. Il a toujours eu le sens de la transmission, de celles des valeurs, des générations. On dira de lui que ce fut un grand conservateur, dans toute la noblesse du terme. Conservateur certes mais pas réactionnaire. Pour lui, les valeurs étaient permanentes. Les traditions, elles, n’excluaient pas l’évolution naturelle.

Son esprit clair et rigoureux reflétait sa formation d’ingénieur. Son ouverture d’esprit, sa curiosité, son goût pour la lecture, son intelligence en faisaient également un humaniste. La

2combinaison de ses diverses qualités en faisait un leader, capable de saisir les différents éléments d’une situation, d’en tirer la quintessence, en faire la synthèse et prendre rapidement une décision. Même si celle-là consistait justement à ne pas en prendre et souvent, à la différence de nombreux interlocuteurs, laisser le temps faire son œuvre d’apaisement.

Mais il est un trait chez Serguei Sergueievitch qui me parle particulièrement. Véritable Russe, il fut aussi un véritable Français et fier de l’être. Il sut toujours se positionner sans faiblir et sans se renier. Attentif à tout ce qui est Russe, compatissant aux drames humains qu’a connu le pays de nos ancêtres, il fut toujours clair et précis dans ses positions vis-à-vis des autorités tant soviétiques que des successeurs. Il savait que l’ancien monde dans lequel il était né ne reviendrait jamais, que les Russes d’aujourd’hui ne nous comprenaient pas plus que nous ne les comprenions….et qu’il fallait se faire une raison de cette différence.

La France officielle a reconnu la fidélité et l’action du Chef de bataillon honoraire Serge Obolensky en le décorant et promouvant à plusieurs reprises dans les Ordres Nationaux. Nous pourrions parler des heures et des heures de Serguei Sergueievitch car ce fut un personnage fascinant. Mourmelon sans lui est difficilement concevable. Comme il l’était déjà sans Viktor Nikolaievitch Bakchine, sans Lennik Obolensky. Tous nous ont légué le soin de poursuivre la mission.

Georges de Brevern Le Président

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